Le 1er Régiment de chasseurs parachutistes (3) : Bérets rouges en Algérie, 1954-1961. Liban 83 de Georges Fleury (Auteur)
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Héritier des fameux Groupements d’Infanterie de l’Air, créé en
1943 en Afrique du Nord, le 1er Régiment de chasseurs parachutistes est
l’unité de tradition des troupes aéroportées françaises. Georges Fleury a
tenu à reconstituer son histoire en trois volumes. Après les combats de
la Libération et la guerre d’Indochine, traités dans les deux premiers
volumes de cette fresque passionnante, voici la guerre d’Algérie. Le 1er
R.C.P., dont le magnifique 2/1 R.C.P. du commandant Bréchignac a été
décimé à Dien Bien Phu, survit en Algérie sous la forme de deux
bataillons autonomes lorsqu’éclatent, en octobre 1954, les premiers
lancés par les nationalistes algériens. Les 1/1 R.C.P. du chef de
bataillon Dangoumau et 3/1 R.C.P. du commandant Ducrue sont engagés, dès
le 15 octobre 1954 dans les opérations de maintien de l’ordre dans la
région de Souk-Arhas. Le 1er R.C.P. redevient un régiment en
novembre 1955, sous les ordres du lieutenant-colonel Mayer, qui le
mènera dans les combats de plus en plus violents au fils des mois. Les
chasseurs parachutistes, encadrés par des officiers et des
sous-officiers qui ont combattu en Indochine, opèrent sans répit dans le
Constantinois, l’Algérois, la Kabylie et le Sud-Oranais. Ils sont menés
à Chypre, en octobre 1956, après un dur entraînement à la guerre, mais
ne sautent pas sur l’Égypte. Les jeunes appelés du contingent
participent ensuite à la première bataille d’Alger et traquent les
Katibas rebelles en Kabylie, par tous les temps, vivant comme les
fellaghas, dans le manque de confort le plus absolu. Des hommes anciens
d’Extrême-Orient, tombent à la tête des groupes et sections d’appelés,
comme l’adjudant Sodoyer, dix fois cité au feu, qui meurt le 6 décembre
1957 d’une balle en plein cœur. Les chasseurs sont galvanisés par les
exemples de leurs chefs, ils se hissent au niveau des meilleures troupes
aéroportées, sans éclats inutiles, dans la plus pure tradition de leurs
anciens. Le 1er R.C.P. est à nouveau à Alger le 13 mai et vit dans la
fièvre les réalités de l’Algérie française consacrée à jamais par le
retour aux affaires du Général de Gaulle. Le lieutenant-colonel Coustaux
succède au colonel Mayer au commandement de l’unité qui a adopté le
béret rouge comme tous les autres parachutistes, excepté les
Légionnaires avec qui elle travaille très souvent. Le régiment participe
aux grandes opérations du plan Challe avec succès, vit avec passion les
heures douloureuses des barricades en février 1960, sous le
commandement du lieutenant-colonel Broizat, retourne dans le
Constantinois, commandé cette fois par le lieutenant-colonel Plassard et
participe activement à la destruction de katibas rebelle. Le putsch
éclate, le 10er R.C.P. rejoint Alger qu’il ne quitte qu’au soir du
25 avril, derrière la Légion. Les combats reprennent dans l’est algérien
pour les compagnies du régiment maintenant commandé par le
lieutenant-colonel Genestout. Les chasseurs parachutistes sont ramenés
en métropole en juillet 1961. À travers l’histoire sans concession du
1er R.C.P. en Afrique du Nord, c’est toute la guerre d’Algérie que l’on
revit, avec des détails si précis qu’on a l’impression « d’y être ». Le
1er R.C.P. participe, en 1983, à des opérations de paix au Liban,
l’immeuble « Drakkar », qui abritait la 3e compagnie du capitaine
Thomas, saute le 23 octobre et toute la France se resserre autour du
régiment doyen de l’Arme parachutiste.
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